De la conception à la production : comment naît un robot chez Sfynx Industry


Analyse, prototypage, validation : la naissance d’une solution robotique

xRobot Argyros de Sfynx Industry en aluminium bleu, équipé de bras articulés d’inspection, progressant à l’intérieur d’une grande conduite industrielle rouillée pour réaliser des contrôles en environnement confiné.

Chez Sfynx Industry, chaque robot est bien plus qu’un assemblage de pièces mécaniques. Il est le reflet de mon savoir-faire, d’une vision industrielle claire et de mon expertise de fondateur, d’ingénieur et de créateur de plus de 60 robots en 20 ans.

Je m’appelle Jean-Jacques Topalian, et depuis plus d’une décennie, je conçois des plateformes robotiques sur mesure, pensées pour les environnements les plus exigeants : nucléaire, défense, secours, logistique ou encore dépollution.

1. Tout commence par un besoin… ou une intuition

Tout projet robotique démarre toujours de la même façon : un besoin clair.

Ce besoin peut être exprimé par un client ou bien il peut émerger en interne.
Mon approche, est souvent d’anticiper l’usage avant même que le besoin n’existe. Créer un outil, penser une solution, et faire émerger le marché.

Ce besoin défini, je commence à cadrer les contours du robot :

  • la mission du robot,
  • évolution en intérieur, en extérieur, sur l’eau, sous l’eau,
  • motorisation nécessaire,
  • outils embarqués,
  • capacité de levage ou d’emport,
  • gabarit cible, tout en gardant à l’esprit une contrainte forte : le transport et la maniabilité du robot sur site.

2. Études de faisabilité : là où commence la mécanique

Une fois le concept défini, j’entre dans la phase que j’affectionne particulièrement : l’étude de faisabilité, la fameuse note de calcul.

C’est là que mon expérience prend toute sa valeur. Avec plus de 15 ans d’ingénierie robotique, je sais dimensionner :

  • les efforts de traction ou de poussée,
  • les couples nécessaires,
  • le type de locomotion (roues ou chenilles),
  • les contraintes de terrain (boue, bitume, sable, pente…),
  • la garde au sol, le franchissement, le centre de gravité.


C’est aussi mon regard industriel : je pense au poids total, aux accès de maintenance, à l’autonomie, à la robustesse. Cette rigueur fait toute la différence sur le terrain. 

Châssis en aluminium usiné sur une machine CNC, maintenu par des étaux industriels pendant une opération de fraisage de haute précision, avec un motif hexagonal visible sur la pièce mécanique.

3. Maquette 3D, réflexion et maturité du projet

Je passe ensuite à la modélisation 3D, via Solidworks. Tous les composants sont positionnés : batteries, moteurs, cartes, interfaces. Je calcule le centre de gravité, j’anticipe les zones de montage/démontage.

Mais à ce stade, je mets souvent le projet volontairement en pause.
Ce temps de réflexion est essentiel dans ma méthode. Il me permet de prendre du recul, de mûrir le projet, de laisser les solutions apparaître.

Je reviens ensuite avec un œil neuf, et je revalide chaque choix : autonomie, accessibilité, équilibrage, capacité d’évolution.

4. CAO finale et stratégie de fabrication

Une fois les grandes lignes validées, j’enclenche la finale du CAO. Je décide alors des procédés de fabrication :

  • mécanosoudure,
  • usinage CNC,
  • pliage, découpe,
  • critiques de tolérance.

Chez Sfynx Industry, tout est maîtrisé en interne : c’est un choix que j’ai imposé pour garantir réactivité, qualité et indépendance. Le RETEX (retour d’expérience) sur nos robots en activité est intégré dans chaque décision.

5. Le nom : l’âme du robot

Nommer un robot, c’est lui donner une identité.

J’accorde une grande importance à cette étape. J’aime puiser dans la mythologie grecque ou le monde animal : Argyros, Vulcain, Orca, Rhyno, Tyroc, Snake, Piranha, Scorpio, Atrax, Gavyal, Scarab, Barakuda, Zeus, Reptyl, Aracnyd, Remora, Puma…

Un nom fort, une image mentale claire, une fonction associée : c’est aussi une manière de marquer les esprits.

6. Plans, fabrication, essais

Une fois la conception verrouillée, je valide les plans de fabrication, je lance l’usinage, l’assemblage, les tests sur notre site d’essais de 5000 m².

Le robot est alors entièrement pensé, conçu, assemblé et testé sous ma supervision directe. Il devient une machine opérationnelle, robuste, prête pour les missions réelles.

En conclusion : chaque robot est un concentré d’ingéniosité

Chaque robot conçu chez Sfynx Industry est l’aboutissement de ma méthode, de mes valeurs techniques et industrielles.

👉 Si vous partagez cette vision de la robotique, si vous cherchez un partenaire technique, un concepteur ou un développeur de solutions, n’hésitez pas à me contacter.

Chaque robot démarre par un besoin. Chaque besoin mérite d’être transformé en solution.

Le robot Reptyl de Sfynx Industry est présenté dans sa version originale équipée de chenilles renforcées. Conçu pour la mobilité sur terrain accidenté, ce robot tout-terrain illustre la robustesse, la précision et l’ingénierie avancée développées par l’entreprise dans le domaine de la robotique mobile.

Jean-Jacques Topalian — entrepreneur, concepteur et acteur engagé pour une robotique au service de l’environnement.